Le pointillisme, matière du silence
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Le pointillisme ne trace pas, il accumule. Chaque point posé à l'encre de Chine est une décision minuscule répétée des milliers de fois, jusqu'à ce qu'une ombre, une texture ou un visage émerge du papier.
À l'atelier, cette patience est presque une discipline : une planche de format moyen peut demander plus de quarante heures de travail, point après point, sans retour en arrière possible.
C'est cette contrainte qui donne au noir et blanc de l'atelier sa profondeur particulière — une densité qui ne doit rien au trait, tout à la répétition.